Biographies de musiciens célèbres
John Jonathan Archibald MIRLITON (1738-1764)
samedi 17 février 2007, par
J.J.A. (pour les intimes) est né en Angleterre au XVIIIe siècle à Meenclochog, dans le comté de Pembrokeshire, en plein pays gallois, là où la langue, riche en consonnes et pauvre en voyelles, permet de créer des « vire-langues » d’une extrême difficulté.
Il est né, (date historique) le 18 Juin 1738, jour de la fête de la musique.
Il est décédé (date également historique) le 14 Juillet 1764 à Stoke-on-Trend, dans le comté du Cheshire (celui du fameux chat qui rit), lors d’un festival de musique et de poésie donné pour le deux centième anniversaire de la naissance de Shakespeare dont chacun sait qu’il est né à Stratford-upon-Avon dans le comté de Warwickshire.
Il descendait d’une famille de financiers. Un oncle de notre John Archibald, banquier de son état, créa et nomma une unité monétaire le « mirliton » l’année de la naissance de son neveu. Ceci est attesté dans la « Financial Gazet » de Février 1738. Un exemplaire de cet inestimable document est conservé au British Muséum sous la référence F.G.17Y38, folio 8371.
La famille était sévère. Tout écart de langage était proscrit. Tout émoi poétique ou musical était réprouvé Aussi notre J.J.A. fut un peu le « mouton noir » (black sheep), car dès son plus jeune âge, il montra un goût prononcé pour les jeux de mots approximatifs au lieu d’étudier le calcul et l’économie. De plus, il aimait la poésie populaire et les airs folkloriques et avait quelques dispositions pour la musique.
Nous savons par les chroniqueurs du temps qu’il était un flûtiste réputé. Nous savons également que l’instrument sur lequel il jouait était d’une facture assez particulière. Il était composé d’un tube de roseau fermé aux extrémités par des peaux d’oignons Ceux-ci donnent une sonorité plus douce que des feuilles de papier fin. Le tube était percé, aux deux bouts, d’une petite ouverture, d’où le nom de bigophone utilisé par les luthiers de ce temps. Le terme bigophone a bien évolué, puisqu’il ne désigne plus maintenant qu’un instrument, musical, peut-être, mais contendant, car on dit fréquemment « donner un coup de bigophone ».
Les airs des chansons qu’on jouait sur cet instrument étaient copiés sur des bandelettes enroulées en spirale sur le tube de roseau d’où le nom d’airs ou de vers de « mirliton » donnés à ces textes.
Par ailleurs nous savons que J.J.A. aimait bien la cuisine ordinaire à base d’oignons, d’où l’un de ses sobriquets « flûtiste à l’oignon » que l’on trouve par exemple dans un article d’un critique musical assez féroce, article publié dans « The Musical Gazet of Caerfyrddin » (n’oublions pas que nous sommes en plein pays gaélique).
John Jonathan Archibald Mirliton a réécrit et transcrit pour son instrument des airs populaires. Ses œuvres ont été reprises et développées à la fois dans le domaine musical et dans le domaine littéraire comme l’atteste un article de Littré paru en 1862.
Mais Littré n’a, semble-t-il, pas apprécié cette littérature. Il en donne une appréciation péjorative en traitant ces airs, ces vers et cette poésie, de « mirliton » (fin de citation).
Et pourtant, de nos jours encore, cette littérature est toujours utilisée. Des Gazetier modernes n’hésitent pas à utiliser des jeux de mots approximatifs et faire des récits ou des articles un rien faciles. Pour n’en citer qu’un, référez vous à La Gazette de l’E.V.C.M. À ce propos, La Gazette a l’intention de publier une création littéraire de ce type, écrite, il y a quelques temps, en l’honneur du chef de l’ensemble Claudio Monteverdi. Cette œuvre qui s’intitule « Les spécialités de chef », comporte, à la fois, des textes et des refrains chantés.
Mais revenons à l’Histoire, (la petite). Le nom de mirliton fut également donné à une pâtisserie roulée, à la crème, comme l’atteste « The Cooking News » dans un article paru en 1848. Nous n’avons pu trouver l’origine de cette sympathique pâtisserie qui, vraisemblablement, n’est pas d’origine anglaise car cela ne ressemble pas à de la panse de brebis farcie.
Nous n’avons pas, non plus, retrouvé de réalisation actuelle de cette pâtisserie. C’est une affaire que devrait reprendre nos pâtissiers actuels, tel Le Nôtre. A moins qu’un des fidèles lecteurs de la Gazette de l’E.V.C.M. ne fasse des recherches plus approfondies et se lance dans l’expérimentation pâtissière. La Gazette se fera un plaisir de publier les résultats de cette recherche.
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